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Cassandra, des tatouages à l'encre de crémation?




-Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Cassandra, mais tout le monde m’appelle Cassie. J’ai 28 ans. Je suis originaire du Nord de la France. Je travaille comme animatrice enfants depuis de longues années et je suis également chanteuse. Mon but serait de réussir à vivre de la musique. J’ai déjà sorti 2 chansons «Sirène» en 2020 et «Who’s gonna love me» en 2021. La prochaine chanson sortira le 11 octobre de cette année et est une reprise d’un super morceau de M. Je suis actuellement en pleine écriture de mon tout premier EP. Il sera comme un parcours initiatique. Je suis une personne très créative et j’ai toujours ressenti le besoin de l’exprimer, de m’exprimer par la musique mais également par des activités manuelles diverses. J’adore m’embarquer dans plein de projets excitants et vivre de nouvelles choses ! J’imagine que c’est mon côté sagittaire. Je suis atteinte d’endométriose et de fibromyalgie et je me bats au quotidien.

-Pour quelle raison avez-vous eu envie de vous tatouer ?

Je me suis fait tatouer dès que j’ai eu 18 ans et je n’ai plus jamais arrêté. Je sais que quand j’étais plus jeune, j’adorais voir les gens tatoués. Mon parrain notamment est pas mal tatoué et j’adorais ça. Moi aussi je voulais être couverte de ces jolis dessins ! Je m’en sors plutôt pas mal ! J’étais très timide et réservée avant. A certains moments, ces aspects de moi ressortent et feront toujours partie de ma personnalité. Mais me faire tatouer, ça m’a permis de gagner confiance en moi, d’aimer plus mon corps, de me l’approprier.

-Pouvez-vous décrire vos plus belles pièces ?

Il y en a tellement !

Ma plus grosse pièce est celle qui est dans mon dos. Elle représente une table de Ouija, des cartes de tarot et un philtre d’amour. La pointe de la goutte de Ouija pointe la lettre A en référence au prénom de ma sœur et de ma chienne. Ce tatouage représente mon côté sorcière, ma passion pour tout ce qui est paranormal, qui sort de l’ordinaire. J’aime d’ailleurs beaucoup tirer les cartes.

Mon dernier tatouage est probablement le plus symbolique de tous. Il est sur mon avant-bras droit et est un tatouage-hommage à ma chienne, Andie. Elle nous a quitté en janvier de cette année, après 16 ans de vie commune. Cela a été très dur. J’ai toujours dit que je garderai une partie des cendres pour en faire faire un bijou. Ce que j’ai fait. Certains pourront trouver ça glauque mais chacun a sa manière de vivre un deuil et la mienne, ça a été ça. Il y a quelques années, j’ai découvert qu’il était possible de se faire tatouer avec une encre de crémation. Je me suis alors décidée à faire faire l’une de ces encres avec les cendres de ma chienne. Je suis ensuite passée par ma tatoueuse habituelle qui a accepté et elle a rendu le plus beau des hommages.

-Que représente le tatouage pour vous ?

Je pense que le tatouage est également une manière de laisser s’exprimer ma créativité. Mes tatouages représentent toute mon histoire. Certains sont très symboliques, chargés de sens et m’ont même aidé à traverser des épreuves. C’est tellement thérapeutique. D’autres sont plus esthétiques mais malgré tout sont là pour une raison. J’ai 37 tatouages et encore énormément d’idées. Je n’en regrette aucun. Peut-être qu’un jour ce sera le cas, mais j’en doute. Même si je regretterais peut-être un motif, je ne regretterai jamais la raison qui m’aura poussé à le faire. Le tatouage est aussi une manière pour moi de contrôler ce que je ressens. Avec mes soucis de santé, j’ai des douleurs chroniques depuis près de 10 ans. C’est beaucoup 10 ans. Je souffre au quotidien, mon corps est parfois comme un ennemi et je n’ai aucun contrôle dessus. Alors le tatouage est une manière de reprendre le contrôle le temps d’un instant et d’avoir mainmise sur la douleur ressentie.

-Une citation ? Le mot de la fin ?

Alors je vais finir avec une citation d’Harry Potter car je suis une grande fan de cette saga et j’ai pas mal de tatouages autour de cet univers : « On peut trouver le bonheur, même dans les moments les plus sombres. Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière ».


Crédit photos: Anaïs Bevillon

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