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Pour moi, ça a été un renouveau

Mis à jour : janv 17

Yahël, Ink Girl "Grand Est" 2019

-Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Yahël connue sous le pseudonyme « Amanekii ». J’ai 22 ans et je suis apprentie tatoueuse et make-up artist en free-lance.

-Pour quelle raison avez vous eu envie de vous tatouer ?

J’ai toujours été passionné d’art et de graphisme ainsi que d’esthétique corporel. C’était tout simplement une chose logique qui s’est imposée dans ma vie. J’ai eu envie de retranscrire mes souvenirs et mes émotions sur ma peau.

-Pouvez-vous nous décrire vos plus belles pièces ?

Pour moi, toutes mes pièces sont très belles. Mais pour parler de certaines pièces, j’ai un bras avec des pivoines et un full black en background, c’est une pièce qui est dédiée à ma mère que j’ai perdu récemment et c’est une pièce qui est lourde de sens pour moi. J’ai une jambe effet patchwork en blackwork qui représente des souvenirs ou des émotions mais qui sont totalement propres à ma personne.

-Que représentent-ils pour vous dans les grandes lignes ?

Mes tatouages m’ont permis d’accepter mon corps et ensuite de le sublimer. J’étais très maigre étant jeune, et ils m’ont permis d’être totalement en adéquation avec ce nouveau corps. Ce sont mes peines, mes joies, mes brisures, mes émotions...

-Quelles sont pour vous vos références dans le milieu du tatouage ?

Je suis extrêmement fan de Laurent Z tattoo qui m’a tatoué les fesses et qui, pour moi, est une pointure de l’ornemental. J’aime également énormément le travail de Benny tattooer, spécialisé dans le japonais et qui m’a tatoué le bras.

J’ai énormément de références personnelles qui ont des styles assez variés comme BrandoChiesa, Nos tattoos ou encore Ooqza...

-Quelle style de tatouage vous correspond le mieux ?

Tout ce qui est blackwork, néo traditionnel... j’aime le fait de pouvoir avoir énormément de liberté dans le travail des lignes et d’imagination que je n’arrive par exemple pas spécialement à retrouver dans le réalisme.

-Professionnellement, cela vous pose-t-il problème ?

Pas du tout, j’ai toujours su que j’exercerais un métier artistique, et dans ce monde je n’ai jamais eu de problème par rapport à mes pièces.

-Comment votre famille, enfants, amis ont-ils réagi lorsque vous vous êtes tatouée ?

Ils ont un peu d’appréhension parce qu’ils trouvent que j’ai beaucoup de tatouages, mais ils trouvent que les pièces sont belles.

-Que conseillerez vous aux personnes qui souhaitent faire un premier tatouage ?

De bien réfléchir à l’idée, au design et au style de tatouage qu’on veut. Ne pas se précipiter et choisir un artiste tatoueur professionnel qui est spécialisé dans le style choisit. De trouver un artiste qui corresponde et qui met à l’aise car ce n’est pas toujours une partie de plaisir.

-Que diriez vous aux professionnels qui interdisent de dévoiler les tatouages ?

Je leur dirais que les tatouages ne représentent pas les compétences professionnelles des gens et que je pense qu’ils perdent des personnes compétentes pour des mauvaises raisons. Il y a de plus en plus de personnes tatouées et il faudrait que les esprits s’ouvrent à cet univers qui se banalise de plus en plus.

-Que représente le tatouage pour vous ?

Pour moi, ça a été un renouveau. Une acceptation et une sublimation de mon corps. Je ne voudrais pour rien au monde retrouver un corps vierge d’encre.

-Le mot de la fin ? Une citation ?

Le mot de la fin est pour toutes les personnes qui me soutiennent tous les jours. Merci à vous pour vos messages qui me font chaud au cœur. Merci à mes artistes tatoueurs : Isabelle Klancar, Marie Chester, Pierre Erreip, Rem tattooer, OD tattoo, Bubu te Pique, Benny tattooer, So cool 421, et Kestufoulao qui ont fait ce que mon corps est actuellement.

« Je veux rester folle, vivre ma vie comme je la rêve et non de la manière imposée par les autres. » - Paulo Coelho

Yahël, Ink Girl "Grand Est" 2019

https://www.facebook.com/inkgirlest/

Crédit photo: Alexandre Alaux photographie

Interview by Christophe Robein